Bejaia plurielle

Bienvenue sur mon blog, un lieu éclectique et tout en panache pour vos diverses recherches…

 
  • Accueil
  • > Bejaia, multiculturelle et mutilinguistique

Ouvrez les yeux !!

Image de prévisualisation YouTube

Bon connais pas le communiquant (navrée pour lui Embarasse) mais il a bien fait les choses en expliquant quelques points sine qua non de la ville de Bougie, la fameuse Perle de l’Afrique du Nord ! 

    Open your eyes Clin doeil

Dans : Bejaia, multiculturelle et mutilinguistique
Par sociobougie
Le 6 août, 2009
A 0:22
Commentaires : 0
 
 
  • Accueil
  • > Bejaia, multiculturelle et mutilinguistique

Bejaia , ma ville…

                                                            Port de Bejaia

Au moyen âge, elle fut la civitas la plus prospère du pourtour méditerranéen,  berceau de plusieurs dynasties, Bejaia fut le carrefour-témoin d’un bon nombre de civilisations fondatrices.

L’Algérie à été, un lieu d’invasions à répétition, il en découle une pluralité linguistique, depuis l’antiquité qui la rend si singulière. Les premiers habitants de l’Afrique du Nord furent les Berbères (Afrique nommée par les Grecs et les Romains les  « Numides »). La langue berbère est vieille d’au moins 5 000 ans, ses locuteurs ont écrit dans leur propre alphabet « Tifinaghe ». Avec l’invasion arabe venue du Moyen-Orient, les citadins adoptèrent l’islam les poussant à souscrire au Coran laissé par Mahomet en arabe, cependant, le berbère a continué d’être utilisé.

Une question: comment s’est constitué l’apanage linguistico-social de Bejaia, et pour cela, nous ne pouvons tourner le dos, à la politique linguistique de l’Algérie entière, mais le point déclencheur, l’un des points, est en fait la crise berbériste de 1949, quand Messali El-Hadj à la tête du MTLD a renié l’existence d’une identité berbère. L’année 1962, date de l’indépendance, a donné naissance à ce que l’on nomme politique d’arabisation, symbole d’une Algérie libérée, Algérie nouvelle, il s’agissait par cette tactique, de récupérer l’âme algérienne par les algériens, mais face aux langues en présence, le kabyle et le français, des problèmes de langues dans la société ont vite fait de déchanter l’illusion sereine post-coloniale, d’où l’aménagement d’une politique linguistique, censée bannir tout ce trouble langagier,  fondée sur une décision politico-administrative. Le choix de la langue était évident, l’arabe, et l’arabe classique nous entendons, alors on se profile  une autre question : cet arabe châtié était-il susceptible d’être compris même par les arabes (arabophones) ?  Toute cette logique d’arabisation est fondée sur une langue unique, logique fortement inspirée des méthodes françaises  assimilatrice ; à propos de ce chauvinisme linguistique, Benrabah s’explique ainsi :

« La longue histoire du mythe français a laissé des traces profondes et un impact certain qui s’apparente parfois à une sorte de religiosité comme l’atteste cette affirmation prononcée en 1925 par un haut fonctionnaire français : Le Dieu français est un Dieu jaloux. Il ne peut être vénéré qu’en français… [Une langue] dont le culte jaloux ne peut jamais avoir plusieurs autels »[1]

Essayant donc de faire de l’arabe classique, langue unique, différentes dates le prouvent, en oubliant que le paysage linguistique algérien était caractérisé par la pluralité qui compte l’arabe algérien, qu’il soit moderne, arabe des universités et des médias ou dialectal avec une koinè urbaine en formation, la langue amazighe et ses variantes, et le français d’Algérie. Bejaia plus qu’une autre ville correspond à ce brassage conflictuel, il est intéressant de constater, qu’après une phrase célèbre dite par De Gaule : « L’Algérie restera française comme la France est restée romaine »[2], que le français n’a pas quitté l’Algérie, au contraire sa promotion sociale est d’autant plus forte, malgré les maintes tentatives d’arabisation depuis les quatre décennies, qui ont suivi l’indépendance.

 

 

 

 


[1] BENRABAH Mohamed, « Politique linguistique en Algérie, insécurité au sommet. Ouvertures à la base » P 55- 64 In Variations au cœur et aux marges de la sociolinguistique. Mélange offert à Jacqueline Billiez. Ed L’Harmattan. 2007 ; P 350.   

[2] Ibid. ; P 61.

 

  

Dans : Bejaia, multiculturelle et mutilinguistique
Par sociobougie
Le 3 août, 2009
A 8:04
Commentaires : 0
 
 
 

Osvaldo Battistini |
wwwamine5 |
oO "TERRE" poubelle géante.. |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | VIGIMETEO DANS LE 62-59
| U.N.I.V.E.R.S.I.D.A.D
| Save the polar bears